Mois sans supermarché : bilan conseils astuces prix

Défi : Un mois sans supermarché (bilan, prix, astuces, conseils)

Durant notre tour du monde, j’avais vu passer le défi du mois sans supermarché sur la toile. C’était au mois de février et j’avoue que j’avais hâte de tenter l’expérience à mon tour! C’est en septembre qu’on a décidé de se lancer, histoire de commencer la rentrée avec un challenge plutôt cool que vous avez été nombreux à suivre sur les réseaux sociaux. Je vous emmène au cœur de ce mois sans supermarché en vidéo (et juste après, un article complet sur mon expérience!).

Un mois sans supermarché… mais pourquoi?

Vous le savez, j’ai à cœur de favoriser les produits locaux. J’ai aussi à cœur de réduire mes déchets, à commencer par ceux que je génère durant mes courses. Vous seriez étonnés de voir le nombre d’emballages inutiles que l’on peut jeter à peine rentrés des courses.

Faites le test : allez faire vos courses au supermarché. Une fois rentrés, retirer tous les emballages superflus (emballages en carton des yaourts, sachets des fruits et légumes, emballage plastique des paquets de gâteaux). Mettez-les au centre d’une table et vous verrez que rien que les emballages superflus sont nombreux (j’entends par là : les emballages qui ne jouent en aucun cas dans la conservation de vos aliments).

Le mois sans supermarché c’était pour moi l’occasion d’essayer de consommer au maximum local tout en réduisant l’impact environnemental de mes courses. C’était aussi un bon exercice pour voir à quel point il était difficile ou non de trouver mes produits habituels en Alsace et/ou dans des épiceries en vrac.

Enfin, je voulais pouvoir établir un budget moyen afin de voir si ça coûtait plus cher… ou pas! À ce propos…

« MANGER LOCAL/DE SAISON, ÇA COÛTE TROP CHER! »

C’est une phrase que j’ai beaucoup entendu (surtout pour les fruits et légumes) et je ne jette la pierre à personne. Si on n’a jamais tenté l’expérience, on peut effectivement penser que manger local et de saison ça coûte super cher. Tout d’abord, on a tendance à penser prix et non rapport qualité/prix (qui pour moi est bien plus parlant). Ensuite, il s’agira aussi d’une question de priorité (la plupart du temps car il y a toujours des exceptions et situations plus compliquées que d’autres). On pensera parfois ne pas avoir plus d’argent à dépenser dans ses courses alimentaires. Après coup, en regardant les dépenses du mois, on s’apercevra peut-être qu’on pourrait faire des concessions sur des dépenses moins « vitales ». C’est là où la notion de « priorité » prend tout son sens et nous n’avons pas tous les mêmes (c’est normal et ça évolue tout au long de notre vie).

Hyprocrate disait : « On est ce que l’on mange« . On parle d’ailleurs de plus en plus de l’impact de notre alimentation sur notre santé. C’est pourquoi, de notre côté, on a décidé de mettre notre alimentation en priorité n°1 (dans nos vies et dans notre budget).

Je peux déjà vous dire que manger local en fruits et légumes, à qualité égale, ne revient pas plus cher. Il y a en général moins d’intermédiaires et en consommant de saison les produits seront disponibles en grand nombre. Et oui, souvenez-vous : ce qui est rare est cher. Des tomates en hiver (qui, avouons-le, ne sont pas terribles au goût) vous coûteront bien plus chères qu’en été. J’évoquerai le budget moyen de mes courses lors de ce mois sans supermarché plus bas dans l’article.

Le secret pour réussir ce défi? L’organisation !

Vous m’avez demandé quel était LE conseil que je pouvais vous donner pour réussir ce défi du mois sans supermarché. Une seule réponse : l’ORGANISATION. Imaginez : vous êtes en train de cuisiner quelque chose quand vous vous apercevez qu’il vous manque un ingrédient. MINCE! Manque de chance, votre préparation est pour ce soir, et vous avez un emploi du temps bien chargé. Vous n’aurez JAMAIS le temps d’aller chercher ce qui vous manque chez le producteur. Pas le choix, vous vous dirigez vers le supermarché! Je parle par expérience… 😉

Pour éviter de vous retrouver dans la panade, j’ai quelques conseils à vous donner :

  • Faites une liste de courses et prévoyez-là sur une semaine (au minimum). Ça vous évitera de devoir courir à gauche et à droite si vous manquez de temps. Quand on a un emploi du temps plus souple, on peut s’organiser différemment bien sûr.
  • Si vous avez peur de vous retrouver à court d’un ingrédient lorsque vous cuisinez, établissez un menu! Ça fait souvent faire des économies, vous gagnerez du temps et vous aurez tout sous la main! S’il vous manque malgré tout quelque chose : improvisez! Vous n’avez pas de beurre pour faire une pâte brisée? Utilisez de l’huile! Vous n’avez pas de crème pour faire votre quiche? Oubliez la quiche et optez pour une tarte rustique. Voyez comme la vie est faite de surprises! ^^
  • Repérez les bonnes adresses près de chez vous et mettez en place une organisation qui soit pratique pour vous. De mon côté, par exemple, j’ai mes petites habitudes le samedi matin. Je vais en général chercher mes fruits et légumes chez mon maraîcher. Je vais ensuite à la boucherie et je termine par la crèmerie (si besoin). Ça me prend 2h à peu près. Pour le vrac, c’est tous les 15 jours (à 1 mois) car l’épicerie est à 1h A/R de chez moi.

« C’est bien joli tout ça, mais moi : je n’ai pas le temps! »

Le temps ce n’est pas quelque chose que l’on a mais quelque chose que l’on prend. Oui, je sais : cette phrase est énervante. Elle m’a beaucoup agacé à l’époque… Et pourtant il suffit de prendre du recul pour voir à quel point elle est réaliste. Encore une fois, tout est une question de priorité. Une maman me disait qu’elle n’avait pas le temps d’aller faire plusieurs magasins différents pour faire ses courses. Après lui avoir trouvé quelques solutions, elle a admis ne pas être prête à sacrifier un peu de son temps le weekend ou en semaine pour faire des courses. Et je peux le concevoir! Il faut simplement admettre que le faire n’est pas dans nos priorités. J’ai un emploi du temps bien chargé, je cours à droite et à gauche en permanence mais pourtant pour rien au monde je renoncerai à aller au marché. D’ailleurs, ceux qui n’aiment pas faire les courses pourraient bien apprécier d’aller faire le marché en famille ou entre ami(e)s ou même d’aller remplir ses bocaux dans une épicerie en vrac. Croyez-moi, l’ambiance est vraiment différente et on y perd moins son temps que dans un grand supermarché. 😉




Et si je n’arrive pas à tout acheter en dehors des supermarchés?

Tu seras hué(e) sur la place publique pardi! Mais noooooooon, je plaisante! ^^ Arrêtons de croire qu’on doit être parfait dans nos pratiques. Bien sûr, si vous avez la possibilité d’acheter le maximum de choses en local et/ou sans emballage c’est génial! Mais ce n’est pas toujours possible (faute d’infrastructures, d’envie/de goût, de budget). Il y a d’ailleurs des marques en magasin qui sont de plus en plus conscientes de tout ça et qui vous guident dans la bonne direction. Avançons chacun à notre rythme et ne culpabilisons pas. N’oubliez pas que si vous vous fixez ce défi, c’est avant tout pour vous (votre santé, votre implication, votre plaisir) et pour la jolie planète que nous habitons. La terre n’a pas besoin d’une petite poignée de gens parfaits. Elle a besoin de beaucoup de personnes qui font des petits efforts. Alors ne vous découragez pas et faites votre « part ». 🙂

Où aller faire ses courses?

Selon votre lieu d’habitation, il est possible que vous n’ayez pas tous les magasins à proximité. Rassurez-vous, ça va dans le bon sens et de plus en plus d’adresses sympas ouvrent.

  • Pour les produits d’épicerie, d’hygiène et d’entretien, optez pour les épiceries en vrac. On y trouve énormément de choses! De mon côté, j’ai depuis un moment opté pour des cosmétiques solides. Pour le produit vaisselle, je l’ai remplacé par du savon de Marseille vert et/ou savon noir. Idem pour ma lessive (mais vous en trouverez aussi des toutes prêtes et parfumées en magasin en vrac). Pour le nettoyage : vinaigre blanc et bicarbonate sont mes meilleurs alliés avec, encore une fois, le savon noir. Non vous ne rêvez pas, seulement 3 ingrédients et ça fait le job! 😉 Croyez-moi, c’est bien plus naturel et en plus ça fait faire des économies. Des produits écologiques et parfumés tout prêts sont disponibles en magasin en vrac. Vous y trouverez aussi les tablettes pour lave-vaisselle, les cotons réutilisables, bref tout ce qu’il vous faut! Côté alimentaire, c’est la caverne d’Ali Baba! Vous y trouverez même des produits que vous ne connaissez pas, j’en suis sûre.
  • Pour les fruits et légumes, direction le marché ! On privilégie des producteurs locaux et on évite les stands où les produits ne sont pas de saison et ceux qui viennent d’ailleurs. Oui, il y a malheureusement sur certains marchés des personnes qui revendent des fruits et légumes d’Espagne ou du Maroc (sûrement achetés au marché gare). Pas tip top!
  • Pour la viande/charcuterie, direction la boucherie! Au marché, en ville ou directement chez le producteurs : privilégiez les produits locaux et demandez toujours l’origine de la viande.
  • Pour le poisson, direction le poissonnier! Au marché, en ville ou directement chez le producteur : privilégiez les produits locaux et renseignez-vous sur l’origine de votre poisson. Préférez le poisson de France, sauvage et la pêche durable.
  • Pour le fromage, direction le fromager! Au marché, en ville ou directement chez le producteur. Par chance, mon boucher propose une petite sélection de fromages. On en trouve très souvent au marché aussi. Idem pour le lait, la crème et les yaourts!
  • Pour les boissons, on opte pour l’eau du robinet (avec filtre charbon au besoin) et des jus maison ou locaux. Pour la bière et le vin, direction les brasseries ou les cavistes. Il y a plein de magasins spécialisés… 😉
  • Enfin, pensez aux coopératives qui regorgent souvent de produits locaux. Elles ont l’avantages de regrouper pas mal de catégories de produits (fruits et légumes, viandes, poissons, crèmerie).

Un mois sans supermarché, mon bILAN!

Finalement, c’était plus facile que je ne le pensais ce mois sans supermarché! Je ne vais pas vous mentir, j’ai dû me rendre au supermarché pour 3 choses :

  • La litière des chats, disponible en vrac mais trop chère pour mon petit budget. Je l’achète désormais « en gros » (40L) dans une animalerie en Allemagne. Je l’ai pris compostable et en bois pour plus faible impact environnemental.
  • Le papier toilette! À noter que vous pouvez en trouver dans certains magasin en vrac.
  • Les mouchoirs, qui existe en lavable (à l’ancienne) mais j’ai pas encore franchis le pas. #pasparfaite

Il y a aussi des produits qui sont plus chers que je ne le pensais en local :

  • Le beurre, que j’utilise principalement pour faire de la pâtisserie. Il est certes excellent mais à ce prix-là, je l’ai vite remplacé par l’huile dans mes pâtes à tarte (je fais souvent des quiches et tartes salées)
  • Le chocolat, qui est souvent du chocolat de pâtissier quand on le prend en vrac. Cela dit sans regret : il est bien meilleur que celui qu’on peut trouver en magasin. NB : on en trouve à des prix bien inférieur dans certaines enseignes bio ou vrac.

Côté organisation, on prend vite le pli. On fait effectivement plusieurs magasins mais j’ai moins l’impression de perdre mon temps à chercher un produit, sillonner les rayons et faire la queue. En plus, je trouve l’ambiance plus cool et les marchands de super conseils.

L’information tant attendue : le budget!

Abordons maintenant le point tant attendu (et demandé) : le budget! J’avoue que je pensais que ça allait être difficile de tenir mon budget en prenant tout en local et/ou en vrac. Jusqu’à présent, je prenais les fruits & légumes au marché, viande/charcuterie chez le boucher. Le fromage je le prenais au supermarché à la coupe. Côté épicerie, tantôt en vrac, tantôt en magasin (quand je trouvais ce qu’il me fallait sans emballage plastique).

Le budget qui suit prend en compte NOS habitudes de consommation. Lorsque je combinais mes achats local/vrac avec mes courses au supermarché, mon budget s’élevait à 50-60€ à deux personnes (plutôt 60€ quand j’achetais de la viande en boucherie). À savoir que j’achetais en général la marque distributeur pour les produits d’épicerie (hors vrac) et que nous ne consommions pas de la viande à tous les repas (1 à 2 x par semaine max à la maison).

Aujourd’hui, pour des raisons écologiques et afin de favoriser de meilleurs produits, nous consommons de la viande 1 à 2 fois par semaine maximum à la maison. On préfère consommer moins de viande mais de la bonne viande de chez le fermier plutôt que d’en manger à tous les repas et ignorer la provenance du produit et/ou lésiner sur la qualité. Mieux pour notre santé, mieux pour la planète, mieux pour notre portefeuille. 😉

J’arrête le suspens… 😉 Le budget mensuel de ce mois sans supermarché s’élevait à 186.58€ soit 46,64€ par semaine pour deux personnes. Un budget inférieur à celui que j’avais en supermarché pour des produits à 95% local, parfois bio et souvent issus d’agriculture raisonnée. Je suis agréablement surprise car en plus de ça, on ne s’est jamais privés! On a fait de bien belles recettes, des desserts au chocolat de pâtissier… Les produits d’épicerie étaient même d’une qualité supérieure à celle qu’on pouvait parfois acheter en supermarché.

Côté déchet, inutile de vous dire à quel point notre poubelle à recyclage a diminué. On est loin du zéro déchet mais on sort notre poubelle jaune et noir une seule fois par mois et elles ne sont pas toujours remplies (surtout la poubelle noire qui ne l’est jamais, merci le compost!). Il y avait cela dit de la crème et du lait du fermier qui générait du plastique. On est donc revenus à la crème Alsacienne du supermarché (Label rouge), en bouteille recyclable. Idem pour le lait, en attendant de trouver mieux. Côté beurre, je continue d’acheter du beurre moulé de Bretagne en supermarché pour mes pâtisseries. J’achète des plaquettes de 500 g pour amortir le coût et le déplacement. Car oui, au final, notre mois sans supermarché s’est transformé en vrai mode de vie! On va au supermarché pour acheter le vin blanc de cuisine en dépannage, nos mouchoirs, le papier toilette, la crème, le lait et parfois le beurre. On y va aussi quand on a envie d’un produit en particulier et qu’on ne le trouve pas ailleurs. Je ne suis pas en train de vous dire de boycotter les supermarchés : on y trouve parfois de jolies marques qui ont conscience des problématiques écologiques et travaillent sur la qualité de produits. Je vous montre simplement qu’il y a aussi d’autres options/alternatives pour qui peuvent vous faire gagner en qualité de vie. À vous de faire en fonction de vos envies/besoins/moyens.

Finalement, changer ses habitudes ça demande de la patience et quelques concessions (de temps surtout). Une chose est sûre, ça en vaut vraiment la peine!

N’hésitez pas à me parler de votre expérience en commentaire (avec bienveillance, toujours). 😉

Commentaires (4)

  • Cam57

    Coucou Adeline! Merci pour ce retour d’expérience que j’attendais avec impatience. Ça me donne envie de continuer la démarche du zéro déchet et du local même si on arrive pas encore à se passer des grandes surfaces! Ce que je retiens surtout c’est les économies et le fait qu’il ne faut pas se culpabiliser (j’ai tendance à me stresser pour le moindre écart)! je suis des ateliers zéros déchets très sympas, me mets à faire mes propres cosmétiques pour l’instant déo solide et shampoing et je continue d’utiliser
    le vinaigre blanc, bicarbonate et la lessive au lierre.
    Je continue à te suivre avec toujours autant de plaisir!

    • Adeline

      Merci pour ton commentaire qui fait super plaisir à lire! 🙂 Tu fais déjà beaucoup de choses pour notre jolie planète. Tu peux déjà être super fière de toi! Je te rassure, moi-même je culpabilise parfois de faire des écarts. Puis je me rappelle qu’il faut aussi s’accorder le droit de ne pas être « parfait » dans notre démarche. Trop se restreindre n’est pas du tout motivant et la plupart du temps ça donne juste envie de tout laisser tomber. Il vaut mieux le faire avec envie et un peu, que de ne rien faire du tout. Au plaisir de papoter zéro déchet ensemble 😉

  • Cecile

    Hello j’attendais cet article avec impatience . Je suis passée au vrac depuis septembre pour essayer de limiter ma consommation de plastique, et j’ai remarqué plusieurs choses : j’ai divisé par 3 mes poubelles de tri et normal, c’est moins cher – je consomme de saison, je prends au maximum de la viande et de la charcuterie locales et c’est meilleur ♥️. Je vais encore au supermarché pour certains produits dont je n’ai pas envie de me passer. En gros je fais le vrac une fois par mois, et le marché toutes les semaines, la grande surface 2 fois par mois. Niveau organisation ça va. Après faire les courses n’est pas une corvée j’adore ça.

    • Adeline

      Merci pour ton retour d’expérience Cécile, ça fait plaisir à lire! Tu peux être extrêmement fière de ce que tu fais pour notre jolie planète. C’est énorme! Au plaisir de parler zéro déchet ensemble! 😉

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